Publié dans Société

CEG Talatamaty - Une dizaine d’élèves frappées par une crise de possession

Publié le jeudi, 20 novembre 2025

L’effervescence était palpable, mercredi dernier, au Collège d’enseignement général (CEG) de Talatamaty. En l’espace de quelques minutes, une vague de crises inexpliquées s’est abattue sur l’établissement : une vingtaine d’élèves, majoritairement des adolescentes, se sont retrouvées en état de transe, évoquant une possible manifestation d’Ambalavelona. La scène a rapidement semé la panique.

 

« Tout a commencé lorsqu’une élève est soudainement entrée en transe. Elle criait, tremblait, avant de s’effondrer, inconsciente. Puis, presque aussitôt, plusieurs autres filles ont été touchées par les mêmes symptômes », raconte le chef Cisco d’Ambohidratrimo. Surpris par l’ampleur du phénomène, l’établissement a dû faire appel au médecin-chef, mais aussi à des mpiandry — des exorcistes — afin de tenter de calmer les jeunes victimes. Les prières et interventions spirituelles auraient peu à peu apaisé la situation.

Les parents, alertés dès le milieu de l’après-midi, ont accouru pour récupérer leurs enfants.Pour l’heure, aucune confirmation officielle ne permet d’affirmer qu’il s’agit bien d’un cas d’Ambalavelona.

Le chef Cisco a toutefois pris une décision radicale : suspendre les cours et fermer le CEG pour les deux journées de jeudi et vendredi. La réouverture est prévue lundi prochain. Du côté de la direction du CEG, silence radio. Aucun communiqué, aucune explication, malgré les interrogations qui se multiplient.Ces événements viennent rappeler que les phénomènes de possession, autrefois cantonnés aux régions rurales, semblent gagner du terrain jusque dans la Capitale. Il y a quelques mois encore, un épisode similaire a frappé une école tenue par des religieuses à Mandroseza, touchant également une dizaine d’élèves.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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